L’OBJECTIF DE l’UDAAC

Chers futurs adhérents de l’UDAAC,

Le contenu de cette page est destiné à vous expliquer de façon claire et transparente, ce pour quoi vous nous mandatez en adhérant à l’UDAAC, à savoir la mission que vous nous confiez.

L’adhésion à l’association est ouverte à tous, y compris les salariés Atos, et se réalise par le paiement d’une cotisation de 30 € que vous soyez actionnaire ou non actionnaire.

Ensuite, pour financer notre mission, le bureau a décidé que le plus équitable était que les membres versent une cotisation proportionnelle au nombre d’actions détenues.

Nous avons calculé que pour mettre toutes les chances de notre côté, à savoir engager de bons avocats et divers conseils en communication, nous avions besoin d’une cotisation variable minimale de 6 cts par action détenue, ce qui, si nous réussissons, devrait ramener dans un premier temps le cours d’Atos à 12 €.

Cette recovery fera de vos 6 cts une participation de seulement 1 % de vos gains, soit le prix d’un ordre de bourse.

Il nous apparaissait donc important, préalablement à votre adhésion, car qui dit adhésion dit contribution financière, de vous expliquer en détail la mission de l’UDAAC définie par le bureau, pour éviter tout malentendu sur l’usage de vos fonds.

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L’UDAAC est une association d’actionnaires « loi 1901 », dûment immatriculée en préfecture. L’objet social est exclusivement de défendre les actionnaires de la société ATOS SE. Les fonds que vous nous confierez ne pourront donc être utilisés à aucun autre usage.

Le fait que nous soyons une association d’actionnaires d’Atos fait que par définition, nous agissons « de concert ». Nous déclarerons à l’AMF les franchissements de seuils statutaires d’Atos, qui sont de 2% puis de 1% supplémentaire à la hausse.

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Nous considérons que la société Atos est dans une situation financière inquiétante avec un milliard de cash brulé en 6 mois et une direction qui nous a informé le 1er août devoir rediscuter ses prochaines échéances bancaires.

 

Nous considérons que les mesures présentées le 28 juillet et le 1er août sont de nature trompeuse et cachent le fait qu’Atos s’engage vers un démantèlement programmé.

D’autre part, ce qui nous intéresse tous, les actionnaires, c’est que le cours de l’action est massacré depuis le 28 juillet, et malheureusement, il s’agit de tout, sauf une surprise, étant donné qu’une augmentation de capital extrêmement dilutive (Médiapart parle de « lessivage des actionnaires ») a été décidée par le même Bertrand Meunier qui, durant l’AG, nous affirmait exactement le contraire. Nous vous invitons à réécouter ce passage de 20 secondes.

Il est encore temps d’arrêter ce plan cauchemar et de démettre cette gouvernance inconsciente, mais pour cela, il faut agir vite, et c’est la raison pour laquelle l’équipe de l’UDAAC a agi durant cette période estivale, car chaque semaine va compter.

Notre principal objectif est de contribuer activement par notre mouvement au redressement de la société ATOS sur la base d’une nouvelle stratégie visant à désendetter le groupe et retourner sous 3 ans à une marge opérationnelle dans la norme des autres ESN.

Cet objectif est impossible avec le nouveau plan Meunier du 1er août qui est un démantèlement programmé et destructeur de valeur où les actionnaires ne récupéreront que quelques euros à la fin.

Il convient donc à la fois d’annuler les cessions, d’annuler l’augmentation de capital, et pour éviter le naufrage de révoquer Bertrand Meunier et une grande partie du conseil, permettant ainsi de mettre en place un plan alternatif créateur de valeur.

Garder Bertrand Meunier à la tête d’Atos, ne serait-ce que quelques mois de plus, est un risque significatif. En l’espace de simplement 4 semaines, Bertrand Meunier a renié tous ses engagements, changé de cap à 180°, et ce, dès le 3 juillet, soit 5 jours après l’AG.

Le premier acte de trahison du board a été de vendre et présenter comme un actif non stratégique la pépite de décarbonation EcoAct, décrite dans le DEU (document d’enregistrement Universel) du 21 avril 2023 comme actif hautement stratégique.

Le deuxième acte de trahison est dans le communiqué de presse de cession d’EcoAct, où la gouvernance d’Atos s’était félicitée d’avoir terminé son plan de cessions de 700 M€, puis 3 semaines après nous annonce 400 M€ de cessions supplémentaires, qui vu l’urgence de la situation, vont se dérouler dans des conditions financières très défavorables à Atos.

Troisième acte de trahison, Atos nous informe avoir déjà de nombreuses marques d’intérêt pour ces nouvelles cessions. Les acheteurs ne se sont certainement pas manifestés avec leur portable depuis la plage fin juillet ! Les discussions étaient forcément engagées lors de l’AG du 28 juin et ont été cachées aux actionnaires.

Enfin, le pire acte de trahison est de ne pas avoir déclaré un Profit Warning avant l’AG, puisque le consensus Bloomberg tablait sur une perte de 183M€ et qu’elle a été de 1 Md€. Donc le 15 juin, au moment des votes, Atos savait déjà que les résultats étaient catastrophiques et a sciemment omis, peut être pour motif électoral (puisque la résolution A proposait la révocation de Bertrand Meunier) l’obligation AMF de réaliser un Profit Warning.

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Nous souhaitons proposer aux actionnaires un plan alternatif

à celui de Bertrand Meunier et à ses errements permanents. En effet, ce nouveau plan Meunier du 1er août est tout simplement l’annulation du plan du CMD du 14 juin 2022. Il a donc mis fin en quelques semaines à un plan ayant coûté 150 M€ d’honoraires McKinsey et dépensé plus de 200M€ de banques-conseils pour vendre TFCo à une valeur négative de -1 Md€. Médiapart parle de scandale d’Etat.

Lors de l’assemblée générale, Bertrand Meunier a continué à évoquer le spinoff « prévu » en décembre et la mise en bourse d’Eviden via des « anchors investors », pour finalement 4 semaines après, faire tout l’inverse, garder Eviden et vendre TFCo.

Pourtant, TFCo était en très bonne voie de restructuration. Tous les analystes après le capital market day du 7 juin ont rehaussé en moyenne leur objectif de cours de +25 %, preuve que le business project de TFCo tenait bien la route. 

Nourdine Bihmane le 7 juin a chiffré le coût restant du plan de restructuration à 780 M€, auquel il convient d’ajouter un free cash flow négatif opérationnel jusqu’à mars 2025 de -300 à -350 M€, soit un free cash flow négatif total sur 18 mois de 1100 M€.

Au lieu de terminer cette restructuration, il sera versé à M. Kretinsky la somme de 1 Md€ pour lui permettre de financer la restructuration.

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L’Udaac souhaite annuler la vente subventionnée de TFCo à M. Kretinsky

et propose le plan REFOCUS NOT SPLIT

Nous souhaitons annuler la cession de TFCo et poursuivre le plan initial de restructuration de TFCo puisqu’en 2026, ce dernier dégagera un résultat opérationnel de 300 M€, puis de 350 M€ en 2027. Donc, les 1100 M€ de frais de restructuration seront remboursés en 3 ans.

À l’inverse, la division BDS que veut conserver contre vents et marées Bertrand Meunier contribue encore peu à la marge opérationnelle d’Atos.

À l’UDAAC, nous pensons que Atos peut récupérer 2 Md€ de la vente de BDS et financer intégralement la restructuration de TFCo qui est en pleine « remontada » et qu’il faut impérativement garder.

En effet, TFCo est passé de -2 % de MOP en 2021 à +3 %, soit 5 % de progression de MOP tandis que Eviden est passé de 8 % de MOP en 2021 à 5 % de MOP, soit une régression de 3 points. L’activité en progression, c’est TFCo !

Le déroulé de l’action de l’UDAAC

1/ Afin de mettre ce plan en place, un signalement AMF est envisagé.

C’est pour cela qu’il faut maintenant vous mobiliser rapidement et transformer vos promesses d’adhésions en adhésions fermes.

2/ Nous allons ensuite demander à Atos d’inscrire les résolutions suivantes à l’AGE de novembre :

2.1/Révocation de Bertrand Meunier

2.2/Révocation d’au minimum 3 administrateurs (nous préciserons le nombre exact aussitôt que possible)

2.3/Nomination d’au moins 3 administrateurs représentatifs de l’ensemble des actionnaires

2.4/Réduction de 50% des jetons de présence des administrateurs jusqu’à ce que le groupe soit en bénéfice.

2.5/Comme la consultation des actionnaires sur la cession de TFCo est purement consultative, nous allons proposer une résolution visant à refuser la cession de TFCo.

2.6/ Nous allons proposer une révocation visant à refuser la vente bradée de 400M€ d’actifs représentant un périmètre de 850M€ de chiffre d’affaires.

Enfin, le nerf de la guerre étant l’argent, si vous adhérez massivement à l’UDAAC et uniquement dans ce cas de figure :

En adhérant à l’association et en participant au budget de l’association, nous nous engageons à une obligation de moyens

En adhérant à l’association, vous nous donnez mandat pour :

utiliser vos cotisations afin de mener cette mission avec obligation de moyens et de réaliser toutes les dépenses nécessaires à la réalisation des objectifs définis ci-avant. Nous vous rappelons que deux des membres du bureau sont experts-comptables diplômés et surveilleront l’usage des fonds que vous allez nous confier.

En adhérant à l’association, vous nous donnez également pouvoir afin de déposer des résolutions à votre place de manière à ce que nous ayons le quorum d’environ 0,7 % pour présenter des résolutions.

En faisant un versement à l’association, vous acceptez également de nous envoyer une attestation de détention de titres que votre courtier ou votre banque est dans l’obligation de vous fournir. Nous reviendrons vers vous à ce sujet.

Ces attestations de titres sont capitales pour déclarer à l’AMF les franchissements de seuil qui, dans les statuts d’Atos démarrent à 2%, puis tous les 1% et feront connaitre aux autres actionnaires et à la presse notre action de concert.

Nous avons donc besoin de vos cotisations pour réussir cette mission, car nous ne gagnerons qu’avec vous et épaulés des meilleurs spécialistes de la défense des actionnaires !