Interview de Bertrand Meunier, président d’Atos ce lundi 26 juin (BOURSIER.com)

Poutine m’a dit qu’il lui donnait une mention Assez-Bien pour cette belle oeuvre de propagande…

Monsieur Meunier apparement vit dans une autre planète. Soit c’est un démagogue, soit il est dans le déni total, ce qui est l’hypothèse la plus probable.

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Boursier.com : Au vu de la forte baisse de l’action Atos au cours des dernières années, estimez-vous avoir commis des erreurs dans la stratégie menée ?

B.M. : Le Conseil d’administration, les dirigeants et les employés d’Atos sont concentrés pour mettre en oeuvre une stratégie claire avec un plan de séparation Tech Foundation / Eviden qui fait sens à la fois d’un point de vue managérial, commercial et financier.

Les résultats d’Atos se sont redressés bien plus vite qu’annoncés [oui et dans 6 mois on va dépasser CapGemini]. Le management d’Atos a mené un plan de cession d’actifs non stratégiques qui à ce jour est presqu’entièrement exécuté malgré des conditions de marché adverses [Unify acheté 600M€ et vendu 200M€ à -70% même dans un marché adverse ça pose pas de problèmes. tocard!] et cela mérite d’être salué. La séparation entre les deux entités est en cours d’achèvement conformément au calendrier annoncé, et je vous rappelle aussi que nous avons écarté un risque juridique important [ah bon, je croyais que y’avait aucun risque et que selon le droit américain c’était 8.5M$ maxi], grâce à la décision favorable à Atos de la Cour d’appel américaine concernant le litige TriZetto qui portait sur 570 millions de dollars. Par ailleurs, tout au long de cette transformation d’envergure, nos clients continuent à nous faire confiance, comme le démontre la dynamique commerciale dont attestent les chiffres depuis la fin du troisième trimestre 2022. Pour ne citer que deux contrats emblématiques récemment remportés, un contrat de long terme avec l’UEFA ainsi qu’un autre, annoncé jeudi, portant sur la construction de deux supercalculateurs de météo en Inde, pour un montant de 100 millions de dollars. [et la perte des J.O de L.A. 2028  et du contrat NEST de 1.8Md€ ??]

Boursier.com : Quel est l’intérêt de la scission prévue ?

B.M. : Après avoir examiné un certain nombre d’options possibles, le Conseil d’administration d’Atos est convaincu que le projet de séparation mené à bien par l’équipe dirigeante est la meilleure voie pour créer de la valeur à long terme. C’est une étape historique dont l’objectif est d’optimiser notre performance dans les deux marchés distincts sur lesquels le groupe est positionné, qui ont des dynamiques fondamentalement différentes. D’une part le marché lié aux infrastructures, requérant d’importants actifs et une gestion des coûts, d’autre part le marché des applications digitales et de la sécurité qui nécessite un investissement de R&D et dans les talents.

Séparer ces deux activités permettra de faire émerger deux entreprises, leaders sur leurs segments d’activité respectifs, qui capitalisent sur des succès avérés et reconnus. Tech Foundations est un partenaire de choix pour la gestion et la modernisation des systèmes critiques, largement reconnu par le marché pour ses positions de premier plan dans le Digital Workplace et l’infrastructure hybride, et Eviden est stratégiquement positionnée sur des marchés à forte croissance, tirés par la migration vers le cloud public, le besoin croissant de cybersécurité, la généralisation du big data et de l’analytique, ainsi que le développement d’applications intelligentes.

En se spécialisant sur deux activités, sur deux trajectoires différentes et tout aussi attrayantes, chaque entreprise se focalise sur ce qu’elle fait de mieux pour ses clients, créant ainsi des capacités d’investissement importantes pour chacune, et une opportunité unique de succès, de croissance et d’accomplissement durables.

Boursier.com : Une vente de Tech Foundations à Daniel Kretinsky est-elle envisagée ?

B.M. : Comme précédemment annoncé, la société et son Conseil examinent toutes les options et les marques d’intérêt reçues concernant le périmètre Tech Foundations au regard de l’intérêt social de l’entreprise, et notamment de la création de valeur pour l’ensemble de ses parties prenantes / ses actionnaires, ses salariés et ses clients. Dans ce cadre, la société peut être amenée à discuter avec des tiers.

Ces discussions tiennent compte de la bonne performance de Tech Foundations. Mais vous l’imaginez bien, le résultat de ces discussions reste incertain à ce stade. [faux, un accord a été trouvé]

Si le Conseil prenait une position sur une éventuelle offre, celle-ci serait soumise à un vote des actionnaires durant une assemblée générale et Atos veillerait à ce que l’acquéreur permette un développement à long terme et qu’il prenne aussi des engagements sur le plan social.

Boursier.com : Chez Eviden, quelles sont les perspectives à moyen/long terme ?

B.M. : Eviden est un leader de la transformation numérique, du big data et de la cybersécurité, positionné sur des marchés en forte croissance. Son objectif est d’accélérer sa croissance rentable, et il peut compter pour cela sur un fort potentiel de synergies internes. De plus, Eviden peut capitaliser sur des savoir-faire uniques, et ces éléments nous permettent de concevoir une proposition de valeur extrêmement différenciante pour nos clients.

Eviden est une pépite, c’est le leader mondial des services de cybersécurité [faux, c’est un mythe] et l’unique fabricant européen de supercalculateurs. L’entité propose une offre pointue en matière de cloud souverain, et dispose d’une forte expertise en modernisation et migration des applications, avec une activité émergente en transformation Cloud de bout en bout. Ces forces le positionnent comme fournisseur de premier plan de services et de solutions à haute valeur ajoutée, pour des clients de plus en plus sensibles aux problématiques de sécurité et de souveraineté dans leur transformation digitale. Eviden est la seule réponse européenne à ce qui est déjà le principal enjeu de souveraineté, l’indépendance numérique, la protection des données, et la sécurité des espaces digitaux.

Boursier.com : Que répondez-vous aux critiques de Sycomore AM ?

B.M. : Il n’y a pas de crise de gouvernance chez Atos [ah bon, c’est nouveau ça?]. Atos fait l’objet d’une campagne de dénigrement systématique, sans base factuelle mais sur une base d’appréciation subjective qu’on présente comme objective, et j’en regrette les conséquences sur les salariés, les clients et plus largement l’écosystème. Ces attaques visent uniquement à déstabiliser un groupe mobilisé pour mettre en oeuvre son plan de transformation [plan de merde] et sa stratégie de création [destruction] de valeur pour l’ensemble de ses parties prenantes. Or, on ne joue pas avec une société qui emploie 110.000 personnes [ah bon, et de vouloir racheter DXC avec 7Md€ de dettes, c’est pas jouer?].

La gouvernance d’Atos repose sur des fondamentaux solides, le Conseil d’Administration dispose des compétences et expertises utiles aux défis d’Atos. Depuis sa mise en oeuvre, les équipes d’Atos ont progressivement délivré des résultats de plus en plus solides, et ce plus rapidement que prévu, ce qui témoigne du succès de la stratégie actuelle et de la rigueur d’exécution du Conseil d’Administration et de l’équipe de direction.

Au cours des derniers mois, la composition du Conseil a été à la fois renforcée et renouvelée avec l’arrivée de personnalités hautement qualifiées qui apportent leurs compétences pertinentes et complémentaires en adéquation avec les enjeux stratégiques du Groupe. Il faut noter que l’ancienneté moyenne des administrateurs du Conseil est de 6 ans. Nous avons toujours été en mesure et continuons d’attirer des administrateurs talentueux [warfff, banquier au chômage et ex-administrateur viré du board de Thalès] et chevronnés, tels que Mme Ruellan, M. Mustier et M. Collet-Billion [une prof de droit dans un board, ça sert à quoi? On a des dizaines d’avocat].

Modifier la gouvernance à un moment tout à fait déterminant pour le groupe est contraire à son intérêt social. La situation d’Atos exige au contraire une stabilité pour poursuivre les efforts de transformation. En ce sens, la candidature de dernière minute de Léo Apotheker est pour le moins surprenante et ni Sycomore, ni Léo Apotheker ne proposent de stratégie alternative [si,si, susprendre ta scission de merde].

Je tiens à souligner que le Conseil d’Administration est attaché au dialogue actif avec l’ensemble de ses actionnaires, notamment sur les enjeux de gouvernance et nous appliquons les meilleures pratiques en matière de gouvernance d’entreprise, comme le démontre notre notation AAA par MSCI en matière ESG.
Nous avons activement dialogué avec Sycomore. Depuis la dernière Assemblée générale, le Conseil d’Administration a rencontré Sycomore à 5 reprises avec 7 membres du Conseil, individuellement ou collectivement, pour aborder les questions de gouvernance et de stratégie.

Je tiens à souligner que le Conseil d’Administration, y compris les Administrateurs représentant les salariés, s’est prononcé à l’unanimité contre les résolutions de Sycomore et que les deux principales agences de proxy mondiales, ISS et Glass Lewis, ont appelé les actionnaires à rejeter les résolutions de Sycomore [tu oublie PROXINVEST qui s’est prononcé POUR Léo Apotheker]. Les actionnaires salariés du FCPE Atos, de nombreux grands actionnaires institutionnels aux États-Unis dont le fonds de pension du Texas et de Californie, se sont également exprimés en ce sens.

Boursier.com : Le titre Atos est-il déprécié aujourd’hui ?

B.M. : Il faut remettre la situation d’Atos aujourd’hui en perspective historique, toutes les pertes et les dépréciations d’actifs enregistrées dans nos comptes en 2021 par exemple, sont les conséquences de contrats signés plusieurs années auparavant. Le Conseil s’est montré déterminé dans la résolution de ces problèmes, dont leurs causes profondes, et notre travail a été très intense et toujours soucieux de la création de valeur pour nos actionnaires et de la défense des intérêts de nos autres parties-prenantes.

Une solution de facilité aurait été d’envisager une vente de la société, par appartements… cela aurait été coûteux pour nos actionnaires et toutes les parties prenantes. Le Conseil a au contraire su prendre des mesures courageuses, en veillant à l’intérêt social d’Atos et en définissant la stratégie actuelle créatrice de valeur sur le long terme.

https://www.boursier.com/actions/actualites/interviews/bertrand-meunier-president-d-atos-5735.html

 

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