Trois articles parlent du refus de l’état pour Airbus. Atos.blog l’a annoncé en exclu avant tout le monde le 30 mars : « Exclu Atos.blog : Ce serait la guerre économique France-Allemagne qui aurait eu raison du deal Airbus-Evidian »

deal Atos Airbus, la guerre économique

Avec donc en sous-titre de cet article: « Véto de l’Etat français sur le deal Atos-Airbus ».

Pour les petits malins du forum Boursorama dont la raison de vivre est de dénigrer ce blog. Nous avions raison avant tout le monde et jour après jour la qualité de nos informations et la qualité de nos sources se confirme. Il ne manque plus que l’OPA et ce sera le feux d’artifice 😀

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Selon nos infos exclusives, ce ne serait ni TCI, ni les administrateurs d’Airbus, ni Faury, ni Meunier qui auraient fait capoter le deal entre Atos et Airbus, mais bien l’Etat Français qui ne veut pas des allemands dans la Cyber d’Atos et le message passé en substance à Meunier (et Faury), ça aurait été: « ce sera Thalès, la BPI ou rien ».

Publié le 30 mars 2023 à 11h10. 

La tentative de passage en force de Faury et de Meunier aurait été très très mal pris tout en haut lieu, et sans avoir eu d’information sur ce sujet précis, nous en déduisons que, si côté Airbus cela n’aura probablement pas d’impact sur la carrière de Faury (même s’il faudra qu’il soit vigileant à ne pas faire de seconde bourde), côté Atos, le soutient de l’état au plan de scission jusque là acquis, voir interview de Jean-Noel Barrot datant d’octobre, pourrait être remis en cause, après ces tentatives de passage en force de Meunier.

A noter que nous n’avons pas pu vérifier la véracité de cette information (véto de l’état dans le deal Airbus), qui est donc à prendre avec des pincettes, mais c’est une source de confiance, venant de hautes sphères,  et raporté par un de nos membres les plus anciens dont je me porte garrant de la moralité.

C’est un effet du début de guerre économique qui semble se profiler entre nos deux nations, suite au départ d’Angela Merkel et des nouvelles relations détestables entre Macron et le nouveau chancelier Olaf Scholz, en particulier sur le fait que les allemands lorgneraient sur notre marché nucléaire (Angela revient…).

Quelque part cette info a au moins un côté rassurant immédiat. Ca signifierait qu’il n’y aurait pas eu de cadavres dans les placards trouvé par Airbus, mais que ce serait simplement une décision politique.

D’ailleurs quand on réfléchis bien, lors de la lettre d’intention, le périmètre était parfaitement connu, donc ce mélange d’excuses à 10 balles sur le prix, sur les administrateurs réservés, sur le périmètre d’Evidian trop large, ça sentait fort l’intox à plein nez et d’ailleurs il y a un adage qui dit que plus on s’excuse, plus on rajoute de prétextes et plus c’est suspect.

ET pour confirmer quasi officiellement nos propos, un article des Echos:

Selon les Echos, l’entourage d’Airbus indique que le retrait n’est pas le résultat d’une pression de TCI et que « le point qui s’est révélé bloquant, c’est le seuil de 29,9% [d’Evidian, ndlr], le prix n’a même pas été évoqué ».

Sachant que Airbus discutait avec Atos de ce périmètre depuis 4 mois et qu’il était indiqué dans la lettre d’intention on voit bien que si le prix n’est pas le problème, le périmètre était totalement bidon AUSSI, vu que connu, ça validerait donc nos informations que c’est bien l’interviention de l’état qui est derrière ce fiasco.

Faury a voulu passer en force et il se serait provoqué des inimitiés au sommet de l’Etat.

Du coup la position de Meunier à la présidence d’Atos va-t-elle être tenable. Va-t-il être victime collatérale du courroux de l’état ?

Pour ceux qui ne connaissent pas Bertrand Meunier, nous venons de mettre en ligne la vidéo de la dernière AG.

 

Dans ces conditions, le plan de scission va-t-il pouvoir être maintenu?  Lire nos deux articles à ce sujet:

D’ailleurs à propos de ces deux articles sur la validité de la scission, voici ce qu’un cadre d’Atos nous a récemment écris à propos de la Partie 2 (visible dans la section commentaires en fin d’article) :

« Votre article est remarquablement documenté. Vous avez une carrière de journaliste d’investigation devant vous. Je pense qu’aucun journal économique n’a fait une telle analyse de la situation d’Atos et des causes qui en sont à l’origine.

L’actuelle direction a clairement été construite pour garantir à Bertrand Meunier des pouvoirs qui vont au-delà de son rôle de Président du CA. Trois personnes pour diriger le groupe dont deux Co-CEO plus une DGA dont le rôle a été décrit dans votre article. Aucun des trois n’a d’expérience à ce niveau de responsabilité alors que la situation du Groupe est critique. »

 SCISSION ATOS, Introduction :

 Une escroquerie intellectuelle pour actionnaires égarés en peine de recouvrer leur PRU

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SCISSION ATOS, Partie 1 :

  Il y a le feu au Lac – Comprendre la génèse du plan et pourquoi il est caduque aujourd’hui

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SCISSION ATOS, Partie 2 :

Un jeu à somme nulle (en cours de rédaction)

L’aide de salariés d’Atos est bienvenue admin@atos.blog

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Et pour terminer  sur le fiasco Airbus, je passe la plume à notre membre à l’origine des infos pour sa vision du déroulé:

  • Début Janvier Airbus annonce son intérêt pour une participation dans la pépite Evidian. Tout de suite et par voie de presse l’Etat Français annonce qu’il n’est pas chaud pour une telle acquisition pour des raisons stratégiques. TIENS TIENS ……
  • Mr Faury se démène rapidement pour dire qu’il n’y pas de raisons de s’inquiéter d’une telle acquisition et l’Etat Français reste et restera muet jusqu’à ce jour.
  • Rappelez vous de la situation au début janvier d’ATOS…avec le pessimisme ambiant l’Etat Français a du penser : Airbus ils vont aller faire leur audit (je simplifie à l’extrême) ils vont voir des cadavres et hop Airbus se retirera de lui même
  • Or les semaines passent Airbus ne se retire pas….
  • Les résultats du 28 ne sont pas catastrophiques
  • TCI en remet une couche et Airbus ne se retire pas et défend sa position face à ce fond activiste. Il a déjà beaucoup de retour sur Evidian et ATOS depuis janvier..
  • En début de cette semaine Airbus annonce à son actionnaire de poids l’Etat Français que le deal va se faire et là il a un refus catégorique.
  • Etat Français + TCI = 15% de l’actionnariat d’Airbus. C’est plié pour Faury.
  • Croyez vous sincèrement qu’un deal sur Evidian aurait capoté pour une histoire d’une centaines de millions d’euros ? Moi j’ai passé l’âge.

Une fois la déception passée regardons les choses du côté positif : Pas de cadavres, ATOS est considéré comme une entreprise stratégique en France et la voie est OUVERTE à d’autres prétendants MAIS 100 % Français.

Il y a une vie sans la Cyber ou avec peu de cyber, la preuve:

Cap a très peu de cyber et fait 10% de MOP.

Sopra a seulement 60M€ de Cyber sur 5.1Md€ et ça vaut 3 fois Atos pour deux fois moins de CA.

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Pour Mémoire:

Depuis 3 mois, le Blog L’action Atos a toujours soutenu seul contre tous que Thalès restait dans la course et même affirmé en plein dossier Airbus que c’est Thalès qui récupèrerait la Cyber Atos.

La Cyber est un jeu qui se joue à 11 et à la fin c’est THALES qui gagne (Cas d’école de 2006)

 

THALES est-il désormais « HORS-JEU » sur la Cyber-Atos? (Article-blog)

 

 

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