Décryptage de l’actualité pour l’UDAAC

L’UDAAC a pris note des deux événements majeurs de la semaine concernant Atos : la publication de ses résultats du T3 2023 et l’adoption par la commission des finances de l’Assemblée nationale d’un amendement visant à financer une potentielle nationalisation partielle et temporaire de la société.

Malgré des résultats trimestriels en demi-teinte, avec une baisse organique du chiffre d’affaires de -3,0% par rapport au T3 2022, le bureau de l’association trouve encourageant le maintien par le management de ses objectifs pour l’année 2023. Ainsi, la croissance organique du chiffre d’affaires du groupe devrait s’établir entre 0% et +2%, la marge opérationnelle entre 4% et 5% du chiffre d’affaires et le Free Cash-Flow à -1,0 Md€ sur l’ensemble de l’année. De surcroît, la hausse de +10% des prises de commandes – à 2,2 Mds€ à l’échelle du groupe – par rapport au T3 2022, est également un signal positif. L’UDAAC regrette toutefois qu’une vision plus précise sur les flux de trésorerie et sur les marges du T3 2023 n’ait pas été communiquée. L’association reste attentive et espère que la croissance au T4 2023 permettra bien d’atteindre ces ambitions.

Dans le cadre de l’examen par la commission des finances de l’Assemblée nationale de la 2nde partie du Projet de Loi de Finances pour 2024, l’amendement déposé par le député Philippe Brun, visant à financer une nationalisation temporaire des activités stratégiques d’Atos (BDS et Atos Worldgrid), a été adopté.

A ce titre, la branche BDS a été valorisée 372 M€ et Atos Worldgrid 17,6 M€, sur la base de multiples de 4x l’EBITDA. L’UDAAC ne peut soutenir une nationalisation de ces activités à de tels niveaux de valorisation. L’association tient à rappeler qu’un article de Reuters[1] publié en février 2022 révélait que Thalès travaillait à l’époque à un projet de rachat de BDS – non mené à son terme – pour un montant d’environ 2,7 Mds€.

Néanmoins, l’UDAAC accueillerait favorablement un tel projet à des niveaux de valorisation plus élevés ou si l’Etat mettait en place un mécanisme de partage de la plus-value avec le groupe Atos en cas de revente de la branche BDS à un prix supérieur à l’avenir.

Par ailleurs, certains médias ont indiqué que des acteurs privés pourraient également être intéressés par cette activité. Selon les informations de BFM Business en date du 26 octobre 2023[2], l’ « arrivée de Jean-Pierre Mustier à la présidence du groupe relance l’appétit de l’avionneur (ndlr, Airbus) pour les activités de cybersécurité (ndlr, d’Atos) ».

De manière générale, l’UDAAC serait favorable à certaines cessions d’actifs ciblées permettant de financer la transformation du groupe, de renforcer sa compétitivité et d’accélérer son développement. Les différentes alternatives évoquées ici démontrent que la cession de Tech Foundations à EPEI et les augmentations de capital liées ne sont pas l’unique option possible en ce sens.

L’association est résolument opposée à ce projet qu’elle considère comme destructeur de valeur pour les actionnaires et pour la future Eviden SE.

L’UDAAC regrette qu’un changement de cap stratégique n’ait pas été amorcé par la nouvelle équipe de gouvernance et de management de la société, et que celle-ci ait repoussé l’assemblée générale permettant aux actionnaires de se prononcer sur l’opération envisagée avec EPEI.

Avertissement : les informations communiquées par les membres du bureau de l’UDAAC ne doivent jamais être interprétées comme des conseils en investissement. De plus, aucune garantie, expresse ou implicite, n’est donnée quant à l’exactitude, l’exhaustivité ou la fiabilité des informations contenues sur cette page. L’UDAAC ne saurait être tenue responsable des conséquences de toute omission ou erreur. Les éléments communiqués ici le sont uniquement à titre d’information, à partir de sources publiques sur Internet.

[1] https://www.reuters.com/technology/exclusive-frances-thales-considers-move-atos-cybersecurity-arm-bds-sources-2022-02-02/

[2] https://www.bfmtv.com/economie/airbus-rode-a-nouveau-autour-d-atos_AN-202310260050.html

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L’objectif de l’UDAAC est de faire abandonner la cession de TFCo et l’augmentation de capital, de proposer un plan alternatif « Plan B » et faire revenir le cours de l’action Atos à 20€.

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