Décryptage de l’actualité par l’UDAAC au 12/01/2024

Nous revenons sur certaines actualités de la semaine écoulée :

 

Lumen a sélectionné Atos pour la modernisation de ses services mainframe dans le cadre d’un contrat sur plusieurs années : 

Dans un communiqué de presse publié le 9 janvier 2024[1], Atos a annoncé avoir été sélectionné par Lumen (ex-CenturyLink), une entreprise de télécommunications américaine, pour un contrat de modernisation de son mainframe.

Dans le cadre de ce contrat pluriannuel, « Atos fournira à Lumen une nouvelle plate-forme mainframe pour soutenir ses applications les plus critiques ». Par ailleurs, le regroupement de trois datacenters actuellement exploités par Lumen en un seul datacenter exploité par Atos aux Etats-Unis est prévu, pour créer une « infrastructure de pointe ».

Atos assurera aussi notamment une assistance technique, matérielle et logicielle 24h/24 et 7j/7.

L’ensemble des services prévus au titre de ce contrat ne seront fournis qu’aux opérations américaines de Lumen.

Deux articles de presse évoquent un intérêt potentiel du groupe canadien CGI pour les activités « Digital » d’Atos :

Créée en 1976, CGI est une entreprise canadienne de services de conseil en IT et en management. Elle compte environ 91 500 conseillers et professionnels à travers le monde et a réalisé près de 14,3 milliards de dollars canadiens de chiffre d’affaires sur son exercice 2023 (clôture au 30 septembre). Lors de l’exercice 2023, la France représentait 16% des revenus du groupe, constituant ainsi son second marché derrière les Etats-Unis[2]. Les actions de CGI sont cotées à la Bourse de Toronto (TSX) et à la Bourse de New-York (NYSE).

Deux articles publiés le 5 janvier 2024, l’un par L’Agefi et l’autre par La Lettre, évoquent un intérêt potentiel du groupe canadien CGI pour les activités « Digital » d’Atos.

Dans son article, L’Agefi indique que selon des informations qu’il a obtenues, « Atos a reçu une nouvelle marque d’intérêt de la part du groupe canadien CGI » pour ses activités digitales, cette marque d’intérêt ne s’étant « pas encore traduite par une offre formelle » [3].

De son côté, La Lettre écrit que selon ses informations, CGI « s’intéresse » aux activités digitales d’Eviden, « l’autre grande business line d’Eviden à côté de BDS ». Le journal ajoute également que « ce groupe canadien […] dispose d’une filiale figurant parmi les dix plus grosses entreprises de services numériques de l’Hexagone, selon le classement Numeum » [4].

L’Agefi, qui affirme avoir contacté CGI et Atos, et La Lettre, qui écrit avoir contacté CGI, précisent qu’aucun des deux groupes n’a souhaité commenter ces informations.

Par ailleurs, à ce jour (le vendredi 12 janvier 2024 en fin d’après-midi), le site internet d’ Atos et celui de CGI n’affichaient aucun communiqué sur le sujet. Il convient donc de recevoir ces informations avec précaution.

Un article de La Lettre évoque les négociations en cours entre Atos et EP Equity Investment (EPEI) au sujet de la cession potentielle de Tech Foundations :

Le 12 janvier 2024, le journal La Lettre a publié un article dans lequel il évoque les négociations entre Atos et EPEI concernant la cession éventuelle de Tech Foundations[5]. Il affirme : « selon nos informations, le milliardaire tchèque (ndlr, Daniel Kretinsky), toujours associé sur ce dossier à Marc Ladreit de Lacharrière (Fimalac), a fait un dernier geste : il se propose de compléter son offre pour atteindre 170 millions d’euros. Une somme largement en retrait par rapport aux demandes d’Atos, qui a fixé le curseur à 500 millions d’euros ».

Pour rappel, le plan de cession envisagé de Tech Foundations à EPEI, tel qu’annoncé le 1er août 2023[6] et précisé dans un point d’étape publié par Atos le 16 octobre 2023[7], prévoyait initialement, entre autres, environ 100 M€ de produits nets pour Eviden et deux augmentations de capital d’Eviden, dont l’une réservée à EPEI.

Le 2 novembre 2023, au lendemain de son annonce d’une détention de 9,9% du capital et des droits de vote d’Atos, la société Onepoint avait fait part, dans un article des Echos, de son souhait que Daniel Kretinsky ne participe pas à l’augmentation de capital d’Eviden et que le prix pour Tech Foundations soit revu à la hausse[8].

Le 28 novembre 2023, Atos affirmait dans un point de marché être « en négociations exclusives avancées avec EPEI pour modifier et simplifier certains termes de la cession envisagée de Tech Foundations » [9].

Plus récemment, dans un point de marché publié le 3 janvier 2024[10], Atos a indiqué que les négociations exclusives avec EPEI au sujet de la cession de Tech Foundations sont toujours en cours et qu’elles concernent la structuration de l’opération, le prix, le transfert « d’une très grande partie des passifs attachés à Tech Foundations » et les conditions dans lesquelles EPEI pourrait être « libéré, en tout ou en partie », de sa participation aux augmentations de capital d’Eviden. Sur ce dernier point, le groupe informatique a précisé que « l’évolution des conditions et des réactions de marché nécessitent de réduire la taille initialement prévue de l’augmentation de capital d’Eviden ». Concernant les négociations, la société a ajouté que « comme pour toutes négociations, il n’y a aucune certitude qu’elles aboutissent à un accord ».

Depuis ce point de marché, et à ce jour (le vendredi 12 janvier 2024 en fin d’après-midi), Atos n’a pas publié de nouveau communiqué au sujet des négociations avec EPEI venant confirmer ou infirmer les informations de La Lettre, qu’il convient donc de recevoir avec précaution.

Goldman Sachs a déclaré détenir indirectement 1,96% du capital et des droits de vote d’Atos : 

Dans une déclaration de franchissement de seuils publiée par l’AMF le 11 janvier 2024, Goldman Sachs a annoncé avoir franchi à la baisse les seuils de 5% du capital et des droits de vote d’Atos le 8 janvier 2024. Goldman Sachs y annonce détenir désormais indirectement 1,96% du capital et des droits de vote de la société.

Cette déclaration intervient après la publication par l’AMF le 9 janvier 2024 d’une déclaration faite par Goldman Sachs, dans laquelle Goldman Sachs annonçait avoir franchi à la hausse les seuils de 5% du capital et des droits de vote d’Atos le 4 janvier 2024 et détenir alors indirectement 6,77% du capital et des droits de vote de la société[11].

Atos a publié un point de marché pour informer de l’avancement de sa transformation et des projets correspondants :  

Le 3 janvier 2024, Atos a publié un point de marché[12] portant sur différents sujets :

  • Une adaptation de sa stratégie :

Le groupe informatique a annoncé vouloir adapter sa stratégie du fait des contraintes financières qui pèsent sur lui, dans la volonté d’honorer les remboursements de ses dettes et d’assurer leur refinancement tout en conservant « un mix d’activités qui demeurera attractif pour ses employés, ses clients, ses créanciers et ses actionnaires ».

Par ailleurs, Atos a réaffirmé qu’il devra avoir recours à une ou plusieurs des options suivantes pour faire face à ses échéances de dette : (i) la levée de nouveaux financements bancaires ; (ii) l’accès aux marchés de dettes et/ou actions ; (iii) un « important » plan de cession d’actifs ; (iv) une optimisation de son BFR incluant un maintien de l’affacturage.

  • Les négociations avec EP Equity Investment (EPEI) concernant la cession de Tech Foundations :

Atos a indiqué que les négociations exclusives avec EPEI au sujet de la cession de Tech Foundations sont toujours en cours et qu’elles concernent la structuration de l’opération, le prix, le transfert « d’une très grande partie des passifs attachés à Tech Foundations » et les conditions dans lesquelles EPEI pourrait être « libéré, en tout ou en partie », de sa participation aux augmentations de capital liées à cette éventuelle cession et qui avaient été annoncées le 1er août 2023[13].

Sur ce dernier point, le groupe informatique précise que « l’évolution des conditions et des réactions de marché nécessitent de réduire la taille initialement prévue de l’augmentation de capital d’Eviden ».

La société ajoute que « comme pour toutes négociations, il n’y a aucune certitude qu’elles aboutissent à un accord ».

  • La mise en œuvre d’un programme additionnel de cession d’actifs :

La société a annoncé que compte tenu de la réduction considérée de l’augmentation de capital qui était envisagée, que les négociations avec EPEI aboutissent à un accord ou non, elle considère la vente d’actifs additionnels au-delà du plan de cession d’actifs d’un montant de 400 M€ annoncé le 28 juillet 2023[14].

A ce titre, la gouvernance d’Atos considère que « parmi les différentes cessions potentielles, la vente de BDS (ndlr, Big Data & Cybersécurité) serait un élément déterminant ». Le groupe ajoute avoir reçu deux marques d’intérêt non-liantes pour cette branche et annonce ainsi « ouvrir une phase de due diligence avec Airbus, dont l’offre indicative d’une valeur d’entreprise de 1,5 à 1,8 milliard d’euros porte sur l’intégralité du périmètre BDS ». L’autre marque d’intérêt ne porte que sur une partie du périmètre.

Atos évoque également la possibilité d’avoir recours à d’autres cessions d’actifs additionnelles dans le cas où la cession de Tech Foundations à EPEI n’aboutirait pas.

  • Les discussions avec les établissements bancaires au sujet de la dette du groupe :

Atos a annoncé vouloir engager des discussions avec ses banques concernant « le maintien des financements et l’octroi de refinancements » nécessaires à la mise en œuvre des scénarios étudiés par le groupe.

Le point de marché précise également qu’« en cas de besoin, si l’issue des discussions avec l’ensemble de ses banques s’avérait incertaine, la société n’exclut pas de recourir aux mécanismes de protection juridique à sa disposition pour encadrer les discussions avec ses créanciers ».

Atos indique que les différentes pistes évoquées ci-dessus devront être étudiées au T1 2024.

  • Des changements au sein du Conseil d’administration de la société :

Atos a annoncé la démission de Valérie Bernis, Aminata Niane, Vernon Sankey et René Proglio et la nomination de Françoise Mercadal-Delasalles et de Jean-Jacques Morin, ce dernier devenant président du Comité des comptes.

Françoise Mercadal-Delasalles est co-présidente du Conseil national du numérique et Haut Conseiller. Jean-Jacques Morin est directeur général adjoint du groupe Accor et directeur général de sa division premium, milieu de gamme et économique.

Vesela Asparuhova, qui était administratrice salariée, a vu son mandat arriver à son terme.

Mandy Metten, HR Head of Group Executives and Strategic Functions d’Atos, est nommée censeur du Conseil d’administration.

En conséquence de ces changements, le Conseil d’administration d’Atos est désormais composé de huit administrateurs et administratrices (dont un administrateur salarié et une administratrice représentant les salariés actionnaires) et d’un censeur.

Le point de marché ajoute que « la société a l’intention de se rapprocher de son actionnaire de référence Onepoint, pour discuter de ses demandes en matière de gouvernance ».

Un article de Challenges au sujet de la stratégie de diversification menée par Kyndryl, spin-off d’IBM, évoque une « méthode qui commence à faire ses preuves » :

Kyndryl est une société de services technologiques américaine et un leader mondial de la fourniture de services d’infrastructure informatique. Avant son spin-off, en novembre 2021, la société était entièrement détenue par IBM.

Kyndryl est cotée sur le NYSE, opère dans plus de 60 pays et emploie environ 90 000 personnes. Le groupe a réalisé 17,0 Mds$ de chiffre d’affaires en 2023 (année fiscale se terminant en mars)[15].

Après son spin-off d’IBM, l’entreprise Kyndryl avait vu son cours de bourse décroître, pour atteindre son plus bas en octobre 2022, à environ 8,2 $ l’action. Par ailleurs, les résultats du groupe se sont également dégradés : entre fin mars 2022 (année fiscale 2022) et fin mars 2023 (année fiscale 2023), l’entreprise a vu son chiffre d’affaires et sa marge d’EBITDA diminuer.

Un article publié par le journal Challenges dans son magazine n°811 le 21 décembre 2023 et republié sur son site internet le 31 décembre 2023[16] dresse ce constat et apporte quelques éléments d’explication. Interrogeant Philippe Roncati, président de Kyndryl France, le journal précise qu’avant son spin-off, « l’entreprise ne payait pas les logiciels et le matériel IBM, elle a ensuite vu ses dépenses exploser. Elle a ainsi hérité de contrats qui lui font perdre de l’argent, même si elle a renégocié plus d’un quart d’entre eux pour adapter les prix ».

L’article développe ensuite la stratégie menée par Kyndryl, qui « repose notamment sur les alliances tactiques » et consiste à « se diversifier et s’adresser à un marché de plus en plus vaste ». Challenges indique par exemple que l’entreprise s’est peu à peu affranchie des technologies d’IBM en signant des partenariats avec Google, Microsoft ou encore AWS. Le journal ajoute que Kyndryl a aussi signé une alliance avec Thalès, démontrant une volonté de se renforcer dans le secteur de la protection des données et, plus généralement, une volonté de diversification.

L’article évoque une « méthode qui commence à faire ses preuves » et une « diversification de Kyndryl vers les marchés clés », comme la cybersécurité et l’intelligence artificielle, qui « permet au titre de se rapprocher du cours d’introduction » (ndlr, environ 28,4 $ à l’ouverture le 4 novembre 2021). Le 4 janvier 2024, le cours de l’action Kyndryl s’établissait, à la clôture, à environ 19,3 $.

Cité dans l’article, Philippe Roncati affirme une ambition du groupe : « nous visons un retour à l’équilibre durable à l’horizon 2025 ».

Eviden a annoncé être Supporteur Officiel en services et opérations de cybersécurité des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 :

Dans un communiqué publié le 4 janvier 2024[17], Eviden a annoncé l’officialisation de son partenariat avec le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.

Dans le cadre de ce partenariat, Eviden, en tant que Supporteur Officiel en services et opérations de cybersécurité des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, « prend en charge la fourniture de produits et services de cybersécurité, la planification et préparation en matière de cybersécurité, ainsi que les opérations de cybersécurité ».

Eviden fournit notamment une solution de cybersécurité qui inclut des services reposant sur l’IA, comme AIsaac, qui est une plateforme de cybersécurité dédiée à la détection et à la réponse. De plus, Eviden « opère le centre de détection et de correction des évènements de sécurité pour l’ensemble du système d’information ».

Avertissement : les informations communiquées par les membres du bureau de l’UDAAC ne doivent jamais être interprétées comme des conseils en investissement. De plus, aucune garantie, expresse ou implicite, n’est donnée quant à l’exactitude, l’exhaustivité ou la fiabilité des informations contenues sur cette page. L’UDAAC ne saurait être tenue responsable des conséquences de toute omission ou erreur. Les éléments communiqués ici le sont uniquement à titre d’information, à partir de sources publiques sur Internet.

[1] Atos, communiqué de presse du 9 janvier 2024 (https://atos.net/fr/2024/communiques-de-presse_2024_01_09/lumen-choisit-atos-pour-un-contrat-pluriannuel-de-modernisation-de-son-mainframe)

[2] Rapport annuel 2023 de CGI

[3] L’Agefi, 5 janvier 2024, « Les activités digitales d’Atos suscitent l’intérêt du canadien CGI » (https://www.agefi.fr/news/entreprises/les-activites-digitales-datos-suscitent-linteret-du-canadien-cgi)

[4] La Lettre, 5 janvier 2024, « Atos : le canadien CGI se positionne sur les activités digitales d’Eviden » (https://www.lalettre.fr/fr/entreprises_conseil-et-services/2024/01/05/atos–le-canadien-cgi-se-positionne-sur-les-activites-digitales-d-eviden,110135225-art)

[5] La Lettre, 12 janvier 2024, « Atos : le scénario du pire guette le deal avec Daniel Kretinsky » (https://www.lalettre.fr/fr/entreprises_conseil-et-services/2024/01/12/atos–le-scenario-du-pire-guette-le-deal-avec-daniel-kretinsky,110147555-eve)

[6] Atos, communiqué de presse du 1er août 2023 (https://atos.net/fr/2023/communiques-de-presse_2023_08_01/atos-acheve-sa-transformation-avec-le-projet-de-vente-de-tech-foundations)

[7] Atos, communiqué de presse du 16 octobre 2023 (https://atos.net/fr/2023/communiques-de-presse_2023_10_16/atos-fait-un-point-detape-sur-la-cession-envisagee-de-tech-foundations-au-groupe-epei)

[8] Les Echos, 2 novembre 2023, « Le patron de Onepoint veut être l’ « ancrage français » d’Atos » (https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/le-patron-de-onepoint-veut-etre-l-ancrage-francais-datos-2026536)

[9] Atos, communiqué de presse du 28 novembre 2023 (https://atos.net/fr/2023/communiques-de-presse_2023_11_28/point-de-marche)

[10] Atos, point de marché du 3 janvier 2024 (https://atos.net/fr/2024/communiques-de-presse_2024_01_03/point-de-marche-2)

[11] BDIF – Base des décisions et informations financières de l’AMF (https://bdif.amf-france.org/fr)

[12] Atos, point de marché du 3 janvier 2024 (https://atos.net/fr/2024/communiques-de-presse_2024_01_03/point-de-marche-2)

[13] Atos, communiqué de presse du 1er août 2023 (https://atos.net/fr/2023/communiques-de-presse_2023_08_01/atos-acheve-sa-transformation-avec-le-projet-de-vente-de-tech-foundations)

[14] Atos, communiqué de presse du 28 juillet 2023 (https://atos.net/fr/2023/communiques-de-presse_2023_07_28/resultats-du-premier-semestre-2023)

[15] Rapport annuel 2023 de Kyndryl

[16] Challenges, 31 décembre 2023, « Cybersécurité, intelligence artificielle… Kyndryl rééquilibre son logiciel de services » (https://www.challenges.fr/entreprise/cybersecurite-intelligence-artificielle-kyndryl-reequilibre-son-logiciel-de-services_878517)

[17] Eviden, communiqué de presse du 4 janvier 2024 (https://eviden.com/fr-fr/actualites/communiques-de-presse/eviden-supporteur-officiel-en-services-et-operations-de-cybersecurite-des-jeux-olympiques-et-paralympiques-de-paris-2024/)

 

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L’objectif de l’UDAAC est de faire abandonner la cession de TFCo et l’augmentation de capital, de proposer un plan alternatif « Plan B » et faire revenir le cours de l’action Atos à 20€.

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