Communiqué de presse de l’UDAAC suite à notre audition au Sénat

Suite à notre audition ce jour au Sénat, nous avons dénoncé les manquements au droit, les erreurs stratégiques et les conflits d’intérêt qui ont rendu la situation du fleuron industriel qu’est Atos, alarmante.

Notre association, l’UDAAC (Association des actionnaires d’Atos constructifs), s’est voulue depuis sa création comme un lanceur d’alerte sur le déclin d’une société leader européen sur le cloud, l’IA, la cybersécurité et la transformation numérique ; et sur un marché porteur où la France rayonne face à l’hégémonie des GAFAM (Google, Microsoft, Amazon, Meta,…).

Ceci est un non-sens stratégique à l’heure où les autorités nationales et européennes insistent sur la nécessité d’une souveraineté dans le domaine de l’informatique (cloud souverain, IA, …).

Les points que nous avons soutenus devant les sénateurs sont les suivants :

  • Des problèmes de droit :
    • Des manquements dans la transparence des informations financières et stratégiques communiquées par Atos depuis 3 ans aux parties prenantes, y compris aux actionnaires ;
    • Des mensonges dans les informations données aux actionnaires ;
    • Les dysfonctionnements (voire les irrégularités) dans le bon déroulement des affaires du Conseil d’Administration, dénoncées à plusieurs reprises ;
    • Des conflits d’intérêts à différents niveaux entre les parties prenantes d’un deal spoliateur pour la société et ses actionnaires avec M. Daniel Kretinsky et les conseils, les administrateurs et le top management.
  • Trop de parties prenantes, notamment les fonds anglo-saxons, ont intérêt à déstructurer l’entreprise :
    • Des erreurs stratégiques manifestes ont eu lieu et se sont répétées au mépris d’une logique industrielle de long terme cohérente ;
    • La présence de nombreux conflits d’intérêts à différents niveaux :
      • Des administrateurs et dirigeants avec les conseils ;
      • Des administrateurs avec des fonds de gestion ;
      • Des administrateurs et dirigeants avec les conseils de l’entreprise ;
    • Des concurrents et hedges funds qui se mêlent aux détracteurs au point de dénaturer complètement le cours de Bourse et les relations avec les banques et les clients.

C’est pourquoi, lors de nos échanges, l’UDAAC a formulé plusieurs propositions pour améliorer la situation, et laisser à Atos le temps nécessaire pour se redresser et redevenir l’entreprise rayonnante qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être :

  1. Nous avons réaffirmé notre conviction que la vente de BDS, accompagné d’autres actifs (comme par exemple les US, l’activité Espace de Travail Numérique, etc.) seraient suffisant pour réduire la dette de moitié et remettre Atos sur de bons rails ;
  2. Nous avons mis en avant qu’une entrée de BPI dans le capital d’Atos à hauteur de 10 ou 15 %, accompagné d’un Prêt Garanti par l’Etat d’1 milliard d’euros devrait être suffisant pour qu’Atos accomplisse sa restructuration stratégique et opérationnelle ;
  3. Nous avons aussi proposé, pour limiter les attaques des Ventes A Découvert et hedges funds requins, que des procédures d’arrêt temporaire de la VAD et/ou de la cotation du titre seraient intéressant à étudier le temps des négociations avec les banques ;
  4. Enfin, nous avons demandé à ce que la démocratie actionnariale soit facilitée et fluidifiée en France. En effet, il est anormal qu’une multinationale française soit à ce point sclérosée par l’entre-soi, et que lorsque des actionnaires se lèvent pour tenter de redresser la situation, ils doivent se battre contre la lenteur et la difficulté des procédures.

En conclusion, l’UDAAC remercie chaleureusement le Sénat de regarder attentivement tous les problèmes et scandales qui ont entouré, et entourent encore, le Groupe Atos, et leur souhaitons de pouvoir avancer avec efficacité et promptitude étant donné le contexte.

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